Génération Wenge
En 1994, Serge Muloso intègre Flash Musica de Yanglo Bonzeyi, un groupe dirigé par San-Tshintu et dans lequel il s’impose artistiquement après le départ de la plupart des musiciens pour le Quartier Latin de Koffi Olomidé. En 1996, il fait un bref passage chez Dick Erode où officient le chanteur Serge Mabiala, l’«~atalaku~» (chanteur – animateur – danseur) Céléo Schramme et l’interprète Jordan Kusa dit «~Mabele ya Nkolo~», auteur du tube «~Aquarelle~» réalisé avec Quartier Latin. Six mois plus tard, il intègre Wenge Kumbela d’Aimé Bwanga, un orchestre de soukouss où il reste deux années durant. En 1998, il intègre Interpole, un groupe fondé par Koffi Alibaba, ex musicien de Bozi Boziana. Il en devient ensuite le chef d’orchestre avant de rejoindre la formation Richmond de Rombot Tunani. L’année 1999 le voit devenir un membre incontournable de Wenge Tonya Tonya, un groupe fondé par Tata Adolphe Dominguez qui vient de quitter Wenge Musica Maison Mère de Werrason.
Serge Muloso, le prince charmeur
En 2000, après un passage dans le groupe Lavignora Esthétique avec lequel il réalise une tournée européenne, Serge Muloso décide de voler de ses propres ailes et se lance dans une carrière solo. Après des débuts difficiles, il sort en 2003 Ma gloire, un premier album solo au beat rumba des années 1960/1970, à la fois mélodieuse et langoureuse soutenant sa voix de soprano modulée (inflexions nasillées, veloutées, tremblantes ou mélancoliques). Malheureusement, cet opus est passé inaperçu par manque de promotion. Suit en 2006 un coffret CD/DVD, Le monde à l’envers dont «~Désolé~», un titre qui connaît un succès d’estime grâce à sa voix chaude et claire soutenue par une rumba langoureuse. Ce morceau à la sonorité Coupé-décalé sera inséré dans le DVD Pan Africa vol 1. Mais la vraie reconnaissance a lieu en octobre 2007 avec la parution chez Espace Mamie La Douce de Faut pas pleurer, son second coffret CD/DVD réalisé avec ses amis chanteurs Serge Mabiala et Jordan Kusa. Serge Muloso rend hommage à son producteur Rigo Makengo et sa femme Marie-Agnès dite «~Mamie La Douce~» dans « Faut pas pleurer », un titre aux couleurs rumba et fait un clin d’œil à la musique ivoirienne dans « Appel visio » au beat Coupé-décalé.
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