Une famille de musiciens
Née le 13 juillet 1970 en Côte d’Ivoire, Yaba Joëlle Séka aka Joëlle Séka ou Joëlle C grandit dans une famille de musiciens. Ses grands-mères, Les Sœurs Comoé, son père Okoi Séka Athanase, sa sœur Monique Séka et son frère Marcelin Okoi sont tous des auteurs, compositeurs et interprètes ayant baigné, entre autres, dans l’« akô » et l’ayô », deux musiques du peuple Attié (Atyé, Akyé), une des composantes de la Côte d’Ivoire…
Ses débuts
Malgré la désapprobation de ses parents, la jeune Joëlle se lance à son tour dans la musique, commençant en 1984 comme choriste du groupe Acikongo qu’elle quitte un an plus tard pour l’orchestre TP Audiorama (Tout Puissant Audiorama). Au sein de cette formation phare du pays Attié, sa magnifique voix séduit les professionnels et le public ivoiriens qui la surnomment « la voix d’or » ou Joëlle C (le « C » (Christ ou Chrétienté) pour sa foi en Dieu). Poursuivant son perfectionnement artistique, Joëlle Séka rejoint à la même période le GATL (Groupe Aérien de Transport et Liaison), l’orchestre de l’Armée de l’Air ivoirienne, avant d’intégrer le groupe King Vision de l’ex footballeur professionnel devenu chanteur, Gadji Celi…
Ses projets
Il faudra attendre 1996 pour entendre sa première cassette solo, « Ayéla », réalisé par Armand Opely (direction artistique) et arrangée par Marc Latruque et Corneille Adja. Ce projet connaîtra un succès d’estime. Sa seconde réalisation, « Jala » (1998), chantée en langues ivoiriennes (atyé, baoulé, bété) est aux couleurs world intégrant les musiques « akô » et « ayô » des « Attié » (« Jala »), afro zouk (« Africa »), slow (« Bayo ») ou afro-cubain (« Ca n’arrive qu’aux autres »). L’intitulé de l’opus et titre phare, « Ayéla », qui fait le bonheur des mélomanes et clubs ivoiriens, est du style « soukouzouk » (fusion de soukouss congolais et de zouk antillais).
Suivront d’autres réalisations discographiques du même acabit : « Mélayé » (2000), « Prends-moi c’ l’amour » (2002), un disque qui lui vaut en 2003 le Top d’Or de la « Meilleure artiste ivoirienne », ou encore « Kita » (2007), un clin d’œil aux pagnes tissés multicolores du peuple Akan, symbole, pour l’artiste, de multiculturalisme. Son concert programmé le 22 septembre de la même année à l’Espace Anoumabo du Palais de la Culture d’Abidjan, devant 4.000 personnes, connaîtra un immense succès.
La voix de Joëlle C s’est éteinte
Malheureusement, cette ascension sera stoppée net par une insuffisance rénale, une maladie qui l’emportera le Jeudi 14 février 2008 à la clinique de Marcory à Abidjan à Côte d’Ivoire. De nombreux artistes ivoiriens lui rendront hommage sur scène ou sur disque…
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