Mercury Records est un label discographique américain, basé à Chicago, dans l’Illinois. Il est fondé en 1945 par Irving Green, Berle Adams et Arthur Talmadge. En 1962, Mercury Records est racheté par la société néerlandaise Philips Phonografische Industrie (PPI), propriétaire du label Philips Records. Il fait partie aujourd’hui des labels gérés par Universal Music Group.
Le label est présent dans différents pays dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Australie. Les enregistrements Mercury sont particulièrement réputés pour le soin extrême de leur prise en charge du son.
Histoire :
Débuts
Mercury Record Corporation est fondé à Chicago en 1945 par Irving Green, Berle Adams, Ray Greenberg et Arthur Talmadge. La société joue un rôle majeur dans les domaines du rhythm and blues, du doo-wop, de la soul, du pop doo wop, de la pop soul, du blues, de la pop, du rock ‘n’ roll, du jazz et de la musique classique. Au début de l’histoire du label, Mercury ouvre deux usines de pressage, l’une à Chicago et l’autre à Saint-Louis, Missouri. En engageant deux promoteurs, Tiny Hill et Jimmy Hilliard, ils pénètrent le marché de la pop avec des noms tels que Frankie Laine, Vic Damone, Tony Fontane et Patti Page.
En 1946, Mercury engage Eddie Gaedel, un Américain atteint de nanisme, surtout connu pour avoir participé à un match de la Ligue majeure de baseball, pour incarner le « Mercury Man », avec un chapeau ailé semblable à son logo, afin de promouvoir les enregistrements de Mercury. Certains des premiers enregistrements de Mercury comportaient une caricature de lui comme logo.
En 1947, Jack Rael, musicien et publiciste/manager, persuade Mercury de laisser Patti Page (qu’il dirigeait) enregistrer une chanson qui devait être interprétée par Vic Damone, Confess. Le budget était trop faible pour qu’ils puissent engager une deuxième chanteuse pour fournir les parties « réponse » à Page, donc à la suggestion de Rael, elle fait les deux voix. Bien que l’overdubbing ait été utilisé occasionnellement sur des disques 78 tours dans les années 1930, pour des enregistrements d’Enrico Caruso et d’Elisabeth Schumann, entre autres, il s’agit du premier exemple documenté d’overdubbing sur bande.
La société a publié un très grand nombre d’enregistrements sous le label Mercury, ainsi que ses filiales (Blue Rock Records, Cumberland Records, Emarcy Records, Smash Records et Wing Records, plus tard via Fontana Records et Limelight Records après avoir été absorbée par Philips. En outre, ils louaient et achetaient du matériel produit par des labels indépendants et les redistribuaient. Sous son propre label, Mercury publie une grande variété de styles d’enregistrements, de la musique classique au rock psychédélique. Ses filiales, quant à elles, se concentraient sur leurs propres catégories musicales spécialisées.
Mercury Records se distingue par ses innovations techniques dans la musique, notamment via les activités de Mercury Living Presence qui se spécialise depuis le début des années 1950 dans les enregistrements de musique classique de très haute qualité. À partir de 1953, et jusqu’au milieu des années 1960, les disques de la série Mercury Living Presence sont produits par Wilma Cozart Fine, qui avec ses réalisations va établir le standard pour les enregistrements de musique classique.
Depuis les années 1960
Dans les années 1960, Mercury Records est racheté par Philips Records qui commercialise avec Mercury la première minicassette aux États-Unis. Mercury rejoint Polygram au début des années 1970, qui est lui-même racheté par Seagram/Universal en 1998.
Fin 1998, PolyGram est racheté par Seagram, qui absorbe ensuite la société dans son unité Universal Music Group. Dans le cadre de cette réorganisation, Mercury Records est intégré au nouveau groupe Island Def Jam Music Group (IDJMG). La liste des artistes pop de Mercury est principalement reprise par Island Records, tandis que les artistes de hip-hop trouvent un nouveau foyer chez Def Jam Recordings, et que certains des artistes RnB de Mercury sont transférés vers la liste Def Soul Records nouvellement créée. L’ancienne unité country de Mercury devient Mercury Nashville Records. Mercury Records est relancé en 2007 en tant que label de Island Def Jam Music Group, avec David Massey comme président-directeur général de la nouvelle entreprise. Le label disparait en 201511. Le 11 avril 2022, Republic Records annonce l’acquisition de Mercury Records, qui restera leur label.
Le nom Mercury survit également dans la division Mercury Records d’UMG France, la division cinématographique Mercury Studios (qui a absorbé Eagle Rock Entertainment, acquise par UMG en 2014), le label de musique classique Mercury KX et les rééditions de catalogues aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, au Japon et au Brésil.
Mercury est présent dans plusieurs pays : Royaume-Uni, Australie, France, Tokyo…
Laissez un commentaire
Vous devez être logged in pour poster un commentaire.